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De Feu et d’Acier
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1538Tradition de Johannes Liechtenauer

La noble science des joueurs d’espée

AuteurAndre Paurñfeyndt (Paurenfeyndt), traduction française anonyme ; imprimé à Anvers par Willem (Guillaume) Vorsterman
TraditionTradition de Johannes Liechtenauer ; traduction française de l’Ergrundung Ritterlicher Kunst der Fechterey (Vienne, 1516), premier traité d’escrime imprimé illustré
ConservationBibliothèque nationale de France, département des ManuscritsRothschild 291 [II, 3, 8]
Armes concernées

Imprimé à Anvers en 1538, ce petit in-quarto est la traduction française de l’Ergrundung Ritterlicher Kunst der Fechterey d’Andre Paurñfeyndt (Vienne, 1516), le premier traité d’escrime imprimé illustré. Il transmet en moyen français la doctrine de Liechtenauer : l’épée à deux mains d’abord, puis la courte épée, le braquemart, la demi-lance, le poignard et le bouclier.

Le texte et les gravures sont imprimés en travers de la page, titre compris ; les planches publiées ici ont été redressées d’un quart de tour pour être lisibles. La section du bouclier, elle, n’a reçu aucune gravure dans cette édition : elle est purement typographique, d’où le recours au Fechtbuch de Paulus Kal pour l’iconographie de l’épée-bocle. C’est la plus ancienne description en français des gestes travaillés au club, trente-cinq ans avant le traité de Sainct-Didier.

Les planches6 planches
  1. f. 1r (vue 9)

    Page de titre. Le bandeau xylographié « La noble science des ioueurs despee », gravé d’une seule pièce et tiré en rouge, surmonte la première figure du livre : deux joueurs d’épée à deux mains. Celui de droite, un manteau jeté sur l’épaule, frappe du haut à bras levés ; celui de gauche, penché en avant, reçoit le coup en tenant son épée basse, les deux lames se croisant au centre de la planche. C’est la planche la plus large du volume, et la seule à associer le rouge et le noir.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 1r. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

  2. f. 1v (vue 10)

    Les deux gardes d’ouverture de l’épée à deux mains, en regard de la première page de texte. À gauche, le joueur fend d’un grand pas, l’épée levée à la verticale au-dessus de la tête (la garde « du hault debout »). À droite, son adversaire l’attend de pied ferme, l’épée tenue à deux mains en travers à hauteur de hanche, la pointe dirigée vers lui.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 1v. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

  3. f. 12v (vue 32)

    Opposition de deux gardes d’épée à deux mains. À gauche, le joueur porte l’épée haute au-dessus de la tête, le corps de profil, prêt à la taille descendante. À droite, son adversaire attend en garde basse, l’épée dressée devant lui la pointe fichée en terre, la main droite posée au-dessus de la croix.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 12v. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

  4. f. 14v (vue 36)

    Prendre l’espée : le corps à corps aux épées. Les deux joueurs sont venus poitrine contre poitrine, les lames encore levées et croisées au-dessus de leurs têtes ; l’un saisit le bras armé de l’autre et engage la jambe pour le déséquilibrer. La planche illustre le passage à la lutte une fois la distance d’escrime franchie.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 14v. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

  5. f. 25v (vue 58)

    « Braquemars » : deux joueurs en garde, l’arme à une seule main. À gauche, la large lame à un seul tranchant pend vers le sol, la main protégée par le clou (nagel) planté sur le plat ; le joueur avance le corps en avant. À droite, son adversaire tient son braquemart couché en travers, à hauteur d’épaule, la pointe vers lui. C’est la planche la plus lisible du livre pour la forme même du braquemart.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 25v. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

  6. f. 26v (vue 60)

    Braquemart, la taille descendante. Le joueur de gauche fend d’un très grand pas en portant la lame courbe haut au-dessus de la tête, prêt à frapper ; son adversaire, vu de dos, se ramasse sur ses jambes, son braquemart ramené en arrière du corps. C’est la planche la plus animée de la section.

    Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 26v. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Page de titre imprimée : bandeau rouge et gravure de deux joueurs d'épée à deux mains.
La noble science des joueurs d’espée · f. 1r (vue 9)Andre Paurñfeyndt, La noble science des joueurs d'espée, Anvers, Willem Vorsterman, 1538. BnF, département des Manuscrits, Rothschild 291, f. 1r. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Le texteCourte citation

De la volee. — « Prenez du hault debout & de la haulte garde le premier treit de hault envers la senestre oreille, laultre a tout la demarche de votre senestre coste, le troisiesme frappez derriere sur la teste. »

Icy commenche lors ou maintenant la maniere pour jouer a tout le bouclie. La pemiere piece hors le hault debout. — « Quant vous frappez le deseur coup apres lhomme, mectez vostre pommeau par dedens sur le bouclie envers le poulx, & boutez par dessoubz au deseur apres son visaige, & tournez contre son espee, & laissez voler, cela va a deux costez »

Transcription ARDAMHE, hébergée par la FFAMHELire la transcription (nouvel onglet)

Consulter la numérisation complète

Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits

Rothschild 291 [II, 3, 8]

Droits d’utilisation

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